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PIERRES VIVANTES |
Editorial J'ai rencontré de grandes dames, et puis aussi des hommes valeureux. Le plus souvent, elles s'impliquent dans des rôles humbles et subalternes, le plus souvent ils oeuvrent en silence loin des feux de la rampe. Ces grandes dames, véritables êtres de lumière, et ces hommes valeureux, véritables chevaliers modernes, ces êtres nobles et purs dévoués à leurs semblables de façon naturelle, sont, contrairement aux apparences, beaucoup plus nombreux qu'on pourrait le supposer. Cependant, ils passent inaperçus dans une société dont les orientations sont infléchies par la vague déferlante d'un matérialisme servi par une croissante technicité. Les sciences et les techniques, conséquences de l'ingéniosité humaine, apportent des merveilles quotidiennes qui occultent la merveille des merveilles de la condition humaine : l'Amour. Ce n'est la faute à personne, c'est le sens de l'histoire. Depuis des siècles et des millénaires, les sciences font de remarquables progrès, mais en même temps l'artificiel a dominé le naturel. Les repères de la joie simple, du courage, ou du bonheur à portée de la main, sont enfouis derrière des gadgets. La communication entre les individus est devenue superficielle.
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Pourtant, l'amitié, l'entraide, l'amour, l'esprit d'échange, le plaisir de rire et d'œuvrer ensemble restent des valeurs fondamentales. Même si de nos jours la compétition, la course aux étiquettes sociales, aux titres ou aux diplômes est devenue prioritaire, cela ne change rien aux immuables sources du bonheur qui n'ont rien à voir avec cette frénésie abrutissante. En raison d'une croissance exponentielle de l'absurde vers un paroxysme, il est de plus en plus de gens qui pensent ainsi tout bas. Autrefois, l'erreur était moins évidente, les peuples ignorants croyaient en des fatalités et se résignaient. La pensée individuelle était formatée par des coutumes et des superstitions. Aujourd'hui, il en va tout autrement. Le bon sens individuel placé en face de l'outrance commence à s'éveiller un peu partout. Bien sûr, c'est encore très minoritaire, beaucoup sont anesthésiés par le système. Pourtant, ce petit nombre de gens réalistes savent que le bonheur de l'homme est à rechercher dans l'union et la concorde et non dans la dispersion, le sectarisme, les guerres de clocher ou de frontières. Quelques millénaires sont peu de chose dans la trajectoire de l'humanité. Celles et ceux qui se sont élevés au cours de l'histoire ont transmis pour les générations futures. Sages, philosophes, prophètes, ont laissé pour toutes les sensibilités de quoi étayer la pensée autour des valeurs fondamentales qui mènent au bonheur et à l'épanouissement de l'être.
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Malgré le barbouillage qu'en ont fait les générations infantiles, leur message essentiel, présent dans toutes les approches, rencontre un écho chez celles et ceux qui commencent à secouer la poussière du chemin. La forme a changé, certes, mais le fond est le même. La vérité est unique même si elle a de nombreux reflets. Il est vraisemblable, aujourd'hui plus que jamais, que la nature demande à reprendre ses droits. Un iceberg érodé pendant des siècles se retourne d'un coup quand l'ordre naturel franchit les limites acceptables. Il est vraisemblable également que ce n'est pas par des guerres ou des révolutions, ni même par des exhortations partisanes de leaders soi-disant éclairés que le bon sens regagnera les consciences. Sans faire preuve d'angélisme, on peut penser raisonnablement à l'hypothèse que cette époque charnière verra monter, de façon pacifique et non concertée, une réaction naturelle vers le rejet des causes de souffrances et la recherche des véritables causes du bonheur. Ce qui était utopique hier ne l'est plus aujourd'hui. "Le moment le plus froid est celui qui précède l'aurore" disait St Paul. "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas" annonçait André Malraux. Pour un temps encore, les hommes continuent à creuser l'absurde vers une aveuglante évidence de l'erreur. Un temps encore, mais un temps seulement... Quoi qu'il en soit, l'édifice de notre société qui se meurt a besoin maintenant et plus tard, de "pierres vivantes".
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Ces "pierres vivantes" sont celles et ceux qui, en avant garde, se préparent à aider les autres, en retrouvant pour eux-mêmes le "Vivant" qui sommeille dans la torpeur ambiante. Ces "pierres vivantes" sont celles qui, s'ajoutant à d'autres, participeront à insérer dans l'édifice humain un souffle vivifiant qui l'aidera à sortir de sa seule matérialité. C'est pourquoi j'ai décidé à mon échelle d'apporter une modeste contribution à la cause des jeunes qui s'ajoute à d'autres initiatives allant dans le même sens dans le monde. Les jeunes sont nés dans cette inflation galopante de la perte des repères fondamentaux. Bientôt les vieux seront morts et les adultes d'aujourd'hui seront vieux. C'est donc les jeunes d'aujourd'hui qui seront les pionniers du monde futur. Parmi tous ces jeunes qui ont moins de la trentaine, il en est de plus en plus qui ne savent plus s'orienter. Les plus sensibles ressentent confusément un mal être que la société malade leur explique à l'envers. Plutôt que convenir qu'ils sont justement meurtris par une apogée de la folie normalisée, ils reçoivent directement ou indirectement le message que ce sont eux qui dérogent aux normes d'une société intelligente. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que beaucoup, et de plus en plus, se replient vers une nouvelle forme d'auto-thérapie en auto-médication : les drogues. Il n'est pas étonnant, non plus que d'autres, dans un sentiment de "rien à perdre" s'égarent dans des pulsions incontrôlées. Quand une marginalité s'accroît quoi qu'on fasse, il y a lieu de reprendre ses réflexions. Bon nombre de postulats de monolithes sectaires sont sans doute à revoir. Qui est malade, la société ou ses enfants ?
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Je dirige un organisme de formation à la relation d'aide et au "coaching" depuis de nombreuses années. Je suis auteur du livre "Au coeur de la pensée" qui est le premier volume d'une approche sur l'accompagnement de personnes appelée le "coaching essentiel". L'évidence d'aider les gens à s'orienter vers leur essence et leur propre raison d'être plutôt que vers des satisfactions éphémères très à la mode de nos jours, m'est apparu depuis bien longtemps. J'ai donc décidé de consacrer régulièrement une partie de mon temps à des jeunes de moins de trente ans. Pour cela, je mets à disposition une propriété dans les montagnes ariégeoises, en pleine nature, pour les accueillir dans des conditions propices au développement personnel. Ceci en des week-ends de 3 jours à un tarif quasiment symbolique.
L'objectif général des stages est que chacun puisse retrouver dans des groupes formés de filles et de garçons rassemblés par une quête commune, des occasions de rencontrer la communication simple et sincère, l'enthousiasme, les joies simples de l'existence, l'amitié, le goût de l'effort et de l'entraide et tant d'autres valeurs transposables partout dans la société.
En même temps, les stagiaires recevront des éléments de formation en communication, en développement personnel et en accompagnement de personnes. En revenant régulièrement, ils pourront ainsi trouver avec enthousiasme de quoi éclairer leur vie dans la société. . H.Arnaudy
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